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Déclaration d’Alain BOCQUET à propos de la situation de la raffinerie des Flandres à Mardyck
3 février 2010
Le recul de la décision de fermer la raffinerie des Flandres à la fin du premier semestre est à mettre à l’actif de la mobilisation des salariés et de celles et ceux qui les ont soutenu.
Salariés et syndicats de la raffinerie des Flandres (Mardyck) exigent maintenant du groupe multinational Total le redémarrage des installations et de la production ; et du gouvernement l’organisation d’une table ronde sur l’avenir énergétique du pays.
Travailler, produire en France, conjuguer emploi et intérêt de la Nation … c’est leur combat et c’est le nôtre ! Pour mettre face à leurs responsabilités, les dirigeants de Total, les actionnaires et l’Etat.
Total a réalisé 13,9 milliards d’euros de profits en 2008 et autour de 8 Milliards en 2009. L’enjeu de fond c’est : comment cet argent est mis au service des besoins de l’entreprise, des personnels et du pays.
Il faut imposer au grand patronat et au gouvernement de répondre à cette question-là.
Elle est vitale aujourd’hui à Dunkerque où Total abandonne y compris, l’opération de révision des installations.
Vitale pour des centaines de salariés directs de Total – 6ème entreprise mondiale en chiffre d’affaires ! -, et pour des centaines de salariés indirects et sous-traitants, dont le travail dépend du redémarrage de la raffinerie.
Vitale aussi pour l’ensemble de la population et pour les collectivités locales du bassin dunkerquois, sachant que la raffinerie représente à elle-seule, 25 % de l’activité du port autonome.
C’est pourquoi la double exigence portée par l’intersyndicale constitue le cœur d’un enjeu majeur dont j’ai saisi le ministre de l’Industrie.
Jeudi 4 février, je participerai aux actions prévues sur place, pour soutenir la mobilisation indispensable des élus, des habitants, et des salariés pour l’emploi et pour l’avenir du site.